Ils partagent une langue et une culture communes.
Au nombre de 75 000, ils sont pasteurs et élèvent des vaches, chèvres et chameaux.

Ils se nourrissent essentiellement de lait, transformé en yaourt au goût fumé,
auquel ils mélangent du sang prélevé sur les bêtes vivantes. A la saison sèche, ils tuent chèvres et moutons pour en consommer la viande.

Ils viennent progressivement à l'agriculture en cultivant du maïs, du sorgho et quelques légumes pour apporter un complément alimentaire.
Leurs villages regroupent quelques familles et sont constitués de huttes basses construites en boue et peau sur une structure de bois. Une palissade d'épineux entoure la hutte et l'enclos à bétail de chaque famille.

Chaque femme dispose de sa hutte pour elle et ses enfants, les hommes, qui sont polygames, dorment auprès de l'une ou l'autre de leurs épouses.

Les jeunes garçons ont la charge des moutons et des chèvres, les vaches laitières demeurent à proximité du village
et le reste du troupeau de bovins est conduit vers les pâturages alentours par les jeunes gens.
Ils couvrent parfois des distances importantes en compagnie de leurs troupeaux qu'ils gardent la lance à la main.
La vie des hommes Samburu est divisée en classes d'âges.

A la puberté, le jeune garçon est circoncis et initié, ce qui lui permet d'intégrer la classe des moranes.

Il porte alors un arc et des flèches et orne son corps et ses cheveux (à la coiffure compliquée) d'ocre rouge, symboles de son nouveau statut. Après cinq ans, une cérémonie lui permet d'accéder au statut de morane aîné. Six ans après, sa classe d'âge rejoint celle des hommes mariés et chacun a le droit de prendre femme.

Le pouvoir est détenu par les anciens qui prennent toutes les décisions concernant la communauté villageoise. Les filles sont excisées et mariées très jeunes, entre 12 et 15 ans. Le jour du mariage, la mise à mort d'un taureau signifie que le contrat est définitif. La jeune fille rejoint alors la hutte de son époux.